Journal d'un assassin (Partie 4)
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Je suivais les deux donzelles depuis à peine cinq minutes quand elles s'arrêtèrent devant la porte d'un immeuble. Je ralentis le pas. Elles allaient peut-être se séparer, quelle aubaine! Pourvu qu'elles ne traînent pas de trop, j'allais vite devenir suspect. Je feins l'ébriété avancée, m'arrêtant tête baissée, les deux mains contre le mur d'une bâtisse dont l'éclairage défaillant masquait mon regard en coin. J'entendis le bruit métallique caractéristique d'un trousseau de clefs qui tombe au sol. Leur euphorie bruyante rebondissait d'une façade à l'autre dans un écho qui m'informait de leur présence. Dans mes gants de cuir, le bout de mes doigts gelait. Les clefs s'agitèrent. Pourvu qu'elles ne rentrent pas toutes les deux... J'entendis la lourde porte se refermer. Je me redressais sans assurance et zigzaguais maladroitement vers le platane le plus proche. La vue de la silhouette reprenant son chemin me réchauffa. J'allais pouvoir poursuivre mon entreprise.
Comme le chemin de celle qui allait être ma victime semblait être celui du fleuve, je décidais de réduire la distance qui me séparait d'elle. Ma démarche se redressait progressivement. Je m'assurais qu'il n'y avait personne aux alentours. J'élaborais mon plan.
Lorsqu'elle arriva au niveau du quai je n'étais plus qu'à deux mètres derrière elle. Une voiture l'obligea à s'arrêter et nous traversâmes côte à côte la rue qui menait à la passerelle. L'adrénaline me coupait presque le souffle. Plus que quelques mètres. Nous y étions.
Je bondis sur elle les deux mains en avant, la poussant dans l'escalier de pierre qui descend à la pile du pont. Je manque de dégringoler avec elle, me rattrape à la rambarde métallique qui vibre sous sa chute. Je me précipite sur elle qui, se rendant compte de ce qui lui arrive, commence à hurler. Mon poing part du plus en arrière possible pour s'écraser violemment sur le coin de sa mâchoire. Tout mon corps suit mon poing et la tête défigurée par la douleur va s'aplatir contre la pierre de la berge. Elle ne crie plus. Je l'attrape par le revers du col et la traîne sur le terre-plein juste à l'aplomb de la passerelle. Elle sanglote maintenant. Je la redresse, dos à moi, lui arrache son bonnet, l'agrippe par les cheveux et projette violemment sa tête contre le granit de la berge. Moi qui vous lait faire propre !! Elle s'affaisse le long du mur. J'entends l'air qui tente de se frayer un chemin dans sa bouche ensanglantée. Je marque une pause d'un pas en arrière pour reprendre mon souffle. Elle est maintenant presque assise dos au mur. Elle a eu la force de se retourner. Il faut que je la finisse. Je prends un maximum d'élan et mon pied droit part écraser son thorax. Quel bruit!! Son dernier râle.
Je la regardais gésir inerte dans la pénombre, une trace plus sombre entachait le mur auquel elle était adossée, sa main gauche à moitié recroquevillée sous son genou. Je la pris par la main et la jeta dans le fleuve. C'était fini.
Je suivais les deux donzelles depuis à peine cinq minutes quand elles s'arrêtèrent devant la porte d'un immeuble. Je ralentis le pas. Elles allaient peut-être se séparer, quelle aubaine! Pourvu qu'elles ne traînent pas de trop, j'allais vite devenir suspect. Je feins l'ébriété avancée, m'arrêtant tête baissée, les deux mains contre le mur d'une bâtisse dont l'éclairage défaillant masquait mon regard en coin. J'entendis le bruit métallique caractéristique d'un trousseau de clefs qui tombe au sol. Leur euphorie bruyante rebondissait d'une façade à l'autre dans un écho qui m'informait de leur présence. Dans mes gants de cuir, le bout de mes doigts gelait. Les clefs s'agitèrent. Pourvu qu'elles ne rentrent pas toutes les deux... J'entendis la lourde porte se refermer. Je me redressais sans assurance et zigzaguais maladroitement vers le platane le plus proche. La vue de la silhouette reprenant son chemin me réchauffa. J'allais pouvoir poursuivre mon entreprise.
Comme le chemin de celle qui allait être ma victime semblait être celui du fleuve, je décidais de réduire la distance qui me séparait d'elle. Ma démarche se redressait progressivement. Je m'assurais qu'il n'y avait personne aux alentours. J'élaborais mon plan.
Lorsqu'elle arriva au niveau du quai je n'étais plus qu'à deux mètres derrière elle. Une voiture l'obligea à s'arrêter et nous traversâmes côte à côte la rue qui menait à la passerelle. L'adrénaline me coupait presque le souffle. Plus que quelques mètres. Nous y étions.
Je bondis sur elle les deux mains en avant, la poussant dans l'escalier de pierre qui descend à la pile du pont. Je manque de dégringoler avec elle, me rattrape à la rambarde métallique qui vibre sous sa chute. Je me précipite sur elle qui, se rendant compte de ce qui lui arrive, commence à hurler. Mon poing part du plus en arrière possible pour s'écraser violemment sur le coin de sa mâchoire. Tout mon corps suit mon poing et la tête défigurée par la douleur va s'aplatir contre la pierre de la berge. Elle ne crie plus. Je l'attrape par le revers du col et la traîne sur le terre-plein juste à l'aplomb de la passerelle. Elle sanglote maintenant. Je la redresse, dos à moi, lui arrache son bonnet, l'agrippe par les cheveux et projette violemment sa tête contre le granit de la berge. Moi qui vous lait faire propre !! Elle s'affaisse le long du mur. J'entends l'air qui tente de se frayer un chemin dans sa bouche ensanglantée. Je marque une pause d'un pas en arrière pour reprendre mon souffle. Elle est maintenant presque assise dos au mur. Elle a eu la force de se retourner. Il faut que je la finisse. Je prends un maximum d'élan et mon pied droit part écraser son thorax. Quel bruit!! Son dernier râle.
Je la regardais gésir inerte dans la pénombre, une trace plus sombre entachait le mur auquel elle était adossée, sa main gauche à moitié recroquevillée sous son genou. Je la pris par la main et la jeta dans le fleuve. C'était fini.
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